Mar. 8, 2019

Dans le numéro 191 de la Revue des Telecom de Paristech, Sara CLIGNET et Daniel KOFMAN parlent de la problématique juridique des données agricoles

 

Les agriculteurs furent parmi les premiers à utiliser les services numériques, notamment les systèmes de GPS pour une exploitation très granulaire (les abonnements se définissent en centimètres) des champs avec leur tracteur. Aujourd’hui ces mêmes tracteurs traitent des informations aussi diverses que la maturité de la plantation, le degré d’humidité, les maladies, l’état des sols ou le climat pour en citer quelques-uns. Le bétail connecté, telle la vache, livre de précieuses informations, et demain ces données proviendront des cochons ou des volailles.

Ces données offrent pléthores d’informations qualitatives et quantitatives, et améliorent la consommation d’énergie, de l’eau, de produits phytosanitaires, afin d’aider l’agriculteur à gagner du temps et prendre des décisions. Mais, au fait, qui est propriétaire de ces informations ? Le fermier ? La société de services qui collecte et traite les données ? La plateforme hébergeant les données ? En réalité, ces données se trouvent dans un vide juridique.

Les auteurs préconisent de neutraliser les données dans un lieu tiers. Cette solution garantit l’anonymisation, le stockage, la sécurité, la traçabilité et la mise en conformité des données pour un meilleur partage, usage et une création de valeur pour les agriculteurs.

Pour lire l’article : Ag-Tech-Revue Telecom 2018